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Sans Visage ?

Derrière ce produit d’imprimerie, que vous tenez dans vos mains, se cachent un comité de réflexion, un comité de travail, un comité de rédaction, des rédacteurs, un imprimeur, … et tant d’autres. Le lecteur, qui fréquente le PIT, pourra se servir de la signature au bas des lignes pour personnaliser l’écrit. Mais qu’en est-il de tous les autres? Seront-ils quelqu’un pour lui, quelqu’un de précis, quelqu’un d’appréciable? Ainsi, le titre de notre édito pourrait se décliner et changer de sens au gré de quelques homophonies. Sans visage ou cent visages ? Ou encore : comment s’envisage l’avenir ? Il ne suffit pas d’écrire pour générer l’enthousiasme des autres, tous sans visage au moment de la création du texte. Il existe un préalable à la communication - orale ou écrite - : la volonté d’adhérer et de porter avec d’autres, ou d’inviter à supporter, une charge, une tâche, un objectif. En particulier, la charge commune (ce qui sous-entend un poids) de la mise en œuvre d’une société, qui puiserait ses ressources dans l’Evangile, au niveau de la vie ordinaire, s’invente et se recrée dans les rencontres de l’équipe pastorale locale. Là, autour de la table mensuelle, alimentée par la Table hebdomadaire, des hommes et des femmes confrontent leurs attentes et leurs espérances d’une terre enfin habitable par tous. Le débat, bien rythmé, où l’humour n’est pas absent, conduit à mettre en forme un objectif réalisable, qui sera proposé à l’Assemblée.Pour le dire, ils montreront leur visage à une cinquantaine de paires d’yeux (et d’oreilles) qui devront donner vie à cet objectif, chez eux et autour d’eux. Cependant, l’équipe pastorale (les adeptes de la table mensuelle) sait aussi qu’elle devrait toucher, atteindre , rejoindre, des inconnus, des demandeurs quelconques, sans visage précis. Ceux, celles qui sont susceptibles de pousser la porte en quête d’un projet à mettre en forme dans leur vie familiale ou spirituelle. Vont-ils trouver chez nous ce qui correspondrait à leurs attentes? Cette évocation de la tâche de l’équipe pastorale donne à lire sa difficulté réelle, puisqu’il faut allier à la fois authenticité, vérité et ouverture… sans avoir connaissance des personnes en demande. Et il en existe beaucoup qui ne sont pas dans l’album des visages étiquetés et répertoriés. L’éditorial bimensuel L’invitation à porter la tâche commune sera lisible dans cet outil, sous forme d’édito, tous les deux mois. A chacun de faire sien l’appel lancé et d’y collaborer. Il y aura des propositions de moments culturels pour éveiller l’émotion (visage porteur : Daniel Deschrijvere). Il y aura le souci de créer des relations avec tous les demandeurs d’une place dans l’agenda (visage porteur : Danièle Vandezande). Il y aura les appels à garder vives nos préoccupations d’équité et de justice (visage porteur : Pol Breda). Il y aura le soutien à donner à l’action pastorale qui nous relie aux deux autres communautés sœurs (visages porteurs : l’équipe des Nommés, Nathalie, Jacques et Marc). Toute l’équipe aura aussi à cœur de promouvoir des liturgies vivantes et innovantes, susceptibles de favoriser la participation optimale des membres assemblés. Appel à de nouveaux visages Demeurent des places encore vides, qui seront offertes pour élargir l’équipe et augmenter les contacts avec le plus grand nombre. Seriez-vous prêts à répondre ‘oui!’ à un tel appel ? Demain, il y aura des sorties de charge et ceux qui quitteront l’équipe le feront d’autant plus facilement qu’ils pourront confier ce petit fardeau à quelqu’un d’autre. Envisager l’avenir, ce sera aussi l’organisation d’une réjouissance pour toute l’UP, le 10 mai 2014. Un comité de circonstance verra le jour avec des bénévoles des trois lieux qui auront pour tâche de rêver la suite à donner à 10 ans d’action pastorale commune. Clé de lecture Dans sa racine latine, communiquer (communicare) comporte le mot avec (com), le mot charge (munus) et un suffixe verbal (are) qui signifie que l’action est commencée...sans avoir abouti encore parce qu’elle ne sera jamais finie, tant elle dépend d’autres bons vouloir (de même pour le verbe éduquer ou educare en latin) ! A bon lecteur : salut !

Marc SCHEERENS (pour l’EPL)

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Une armoire du studio abrite la collection complète des bulletins classés dans leur ordre chronologique et cela sans interruption depuis le premier numéro paru dans le ourant du mois de novembre 1968.
Il s’appelait alors «bulletin d’information». Le titre recouvre une réalité dont s’apercevra bien vite celui qui s’attacherait à en analyser les parutions.
Car ces quelques pages fidèlement distribuées mensuellement ont toujours reflété la vie profonde de Pacem in Terris.
Et donc aussi son évolution. C’est dire que la présentation nouvelle de ce bulletin ne jette pas le passé aux orties.
Bien au contraire, elle ne fait que s’inscrire dans la continuité de l’esprit propre à la communauté PIT.
Les temps ont évidemment changé de façon considérable depuis février 1968 où, bravant l’hiver et l’incertitude des lendemains, mais avec la Foi qui déplace les montagnes, un groupe nombreux quitta le confort d’une église et se lança dans l’aventure. Un demi-siècle plus tard, la société et son mode de vie n’en finissent pas de se transformer. Notre microcosme beauvalois ne put évidemment en faire l’économie.
Et plutôt que de rester sur la berge et laisser faire le courant, dans la foulée des 40 ans, et grâce à la consultation de bon nombre de ceux qui fréquentent notre bâtiment, en y étant souvent actifs, le projet PITAGORA prit corps.
Il naquit d’une double évidence; le temps n’est plus celui où l’entité paroissiale génère toutes les activités locales, même celles ne relevant pas du cultuel. Et, par ailleurs, les enquêtes révélaient sans ambiguïté la volonté générale d’assurer l’avenir de Pacem in Terris.
En cela nos fondateurs firent preuve de grande sagesse en intégrant dès son début la communauté dans une asbl.
Le vécu leur donna raison; jouer au franc-tireur présente au moins l’avantage de la liberté…
Le projet PITAGORA dans lequel le bulletin prend place également, veut poursuivre et même intensifier l’esprit d’accueil en s’appuyant sur les techniques actuelles de communication.
Il veut faire du bâtiment, toutes générations et orientations confondues, un lieu d’échanges, d’écoute et d’amitiés partagées dans le respect des valeurs de chacun. Aucune entité ne bénéficiera de quelque préséance car quiconque y aura sa place. Ainsi le bulletin sera le «communiquant» tant interne qu’externe de tout ce qui se vit dans le bâtiment.
Une page vient de se tourner pour se projeter sur l’avenir.
Ceux qui nous ont précédés portèrent constamment ce souci. Tout au long de 45 ans, malgré les difficultés rencontrées, ils assurèrent l’information de cette communauté par le moyen du bulletin.
Nous avons, à leur égard, un devoir de reconnaissance. Christian Delvaux fut de ceux-là en assumant pendant de nombreuses années la mise en œuvre mensuelle.
Il l’a fait évoluer en suscitant, entre autres par une présentation attrayante, un grand intérêt dont nombre de nos lecteurs se félicitaient. Son éloignement géographique l’obligea à mettre fin à cette précieuse collaboration.

Claude Eugène