bonnetLes étincelles du Pit vous invitent à une chorale éphémère le temps de chanter la messe de Noël 2019. De quoi satisfaire un peu tout le monde et s’offrir un moment de partage.

La vie est un continuel renouvellement. Notre Eglise n’échappe pas à cette tendance ; elle est sans cesse en recherche et parfois les voies ne sont pas évidentes. Ceux d’entre nous qui se déplacent en France s’en rendent compte. Lors de mes vacances j’aime rechercher les églises romanes dépouillées de tout ornement inutile et propices à la réflexion. Or, cette année, dans un village du centre de la France, nous découvrîmes une jolie petite église qui répondait magnifiquement à nos souhaits. Messe du dimanche à 10h00 : presque impossible de trouver une place de parking (c’était le jour de la brocante annuelle), nous arrivons en retard et surprise : l’église est pleine, plus de 400 personnes et pourtant une célébration qui nous rappelle les années d’avant Vatican II : acolytes en grand nombre, encensoirs virevoltants, sonneries abondantes, génuflexions multiples et chants en latin, prêtre barrette sur la tête à la sortie de la messe. Bref pas tout à fait le style que j’aime mais, comme le disait le curé dans son homélie du jour, chacun peut passer par la porte étroite à condition de pratiquer le partage et l’ouverture aux autres.
La reprise de rites anciens, bien compris, peut nous aider dans nos dévotions. Les possibilités sont multiples et chacun peut trouver sa voie mais retenons que dans tous les cas l’Eucharistie doit rester un partage, dans la joie, de l’amour du Seigneur.

Jean-Paul Nachtergal

Une église pleine à craquer, voila qui devrait nous réchauffer le cœur. Mais une église pleine à craquer à l’occasion des funérailles d’un ami, ça nous serre la gorge.
José est mort.
Quelques jours auparavant, il célébrait encore la Messe. La Messe «des anciens», celle qui est accessible à tous, dans le Foyer du rez-de-chaussée. Il semblait heureux, et en pleine forme, même s’il était malade depuis plusieurs années.
Et puis...Un coup de fil. Heureusement, j’étais assise. Et je n’en croyais pas mes oreilles.
Tu es poussière...
Nous sommes poussière...
José est mort, loin de son pays natal. Dans cette ville qui était devenue la sienne.
Je pourrais dire «que Dieu ait son âme». Mais, suis-je bête, Dieu a son âme.
Au revoir, ami.

Michèle Heyns

  

Une armoire du studio abrite la collection complète des bulletins classés dans leur ordre chronologique et cela sans interruption depuis le premier numéro paru dans le ourant du mois de novembre 1968.
Il s’appelait alors «bulletin d’information». Le titre recouvre une réalité dont s’apercevra bien vite celui qui s’attacherait à en analyser les parutions.
Car ces quelques pages fidèlement distribuées mensuellement ont toujours reflété la vie profonde de Pacem in Terris.
Et donc aussi son évolution. C’est dire que la présentation nouvelle de ce bulletin ne jette pas le passé aux orties.
Bien au contraire, elle ne fait que s’inscrire dans la continuité de l’esprit propre à la communauté PIT.
Les temps ont évidemment changé de façon considérable depuis février 1968 où, bravant l’hiver et l’incertitude des lendemains, mais avec la Foi qui déplace les montagnes, un groupe nombreux quitta le confort d’une église et se lança dans l’aventure. Un demi-siècle plus tard, la société et son mode de vie n’en finissent pas de se transformer. Notre microcosme beauvalois ne put évidemment en faire l’économie.
Et plutôt que de rester sur la berge et laisser faire le courant, dans la foulée des 40 ans, et grâce à la consultation de bon nombre de ceux qui fréquentent notre bâtiment, en y étant souvent actifs, le projet PITAGORA prit corps.
Il naquit d’une double évidence; le temps n’est plus celui où l’entité paroissiale génère toutes les activités locales, même celles ne relevant pas du cultuel. Et, par ailleurs, les enquêtes révélaient sans ambiguïté la volonté générale d’assurer l’avenir de Pacem in Terris.
En cela nos fondateurs firent preuve de grande sagesse en intégrant dès son début la communauté dans une asbl.
Le vécu leur donna raison; jouer au franc-tireur présente au moins l’avantage de la liberté…
Le projet PITAGORA dans lequel le bulletin prend place également, veut poursuivre et même intensifier l’esprit d’accueil en s’appuyant sur les techniques actuelles de communication.
Il veut faire du bâtiment, toutes générations et orientations confondues, un lieu d’échanges, d’écoute et d’amitiés partagées dans le respect des valeurs de chacun. Aucune entité ne bénéficiera de quelque préséance car quiconque y aura sa place. Ainsi le bulletin sera le «communiquant» tant interne qu’externe de tout ce qui se vit dans le bâtiment.
Une page vient de se tourner pour se projeter sur l’avenir.
Ceux qui nous ont précédés portèrent constamment ce souci. Tout au long de 45 ans, malgré les difficultés rencontrées, ils assurèrent l’information de cette communauté par le moyen du bulletin.
Nous avons, à leur égard, un devoir de reconnaissance. Christian Delvaux fut de ceux-là en assumant pendant de nombreuses années la mise en œuvre mensuelle.
Il l’a fait évoluer en suscitant, entre autres par une présentation attrayante, un grand intérêt dont nombre de nos lecteurs se félicitaient. Son éloignement géographique l’obligea à mettre fin à cette précieuse collaboration.

Claude Eugène