Bulletin de Mars - Avril 2026 : "Pacem In Terris : croire, célébrer, se soucier des autres"
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Edito
Pacem In Terris : croire, célébrer, se soucier des autres
Nous passons tous une partie de notre temps à réfléchir au sens de notre vie et nous en arrivons forcément à nous poser la question de l’existence de Dieu. Posée en ces termes, la question est particulièrement mal formulée, car on ne peut pas y répondre sur la base d’un raisonnement rationnel. Les disciplines concernant l’étude du monde tangible ne sont pas nécessairement accessibles à tous... Dès lors, si nous sommes doués de moyens aussi limités, pouvons-nous nous faire une opinion sur un au-delà inaccessible à nos investigations ? Se retirer au désert pour méditer dans le silence de la nuit glacée merveilleusement étoilée peut aider à percevoir la présence de Dieu s’il existe. Ce fut le cas d’Eric-Emmanuel Schmitt dans sa « nuit de feu » : il s’était éloigné du groupe de ses compagnons et s’était perdu dans l’immensité du Hoggar ! Un sentiment de paix, de bonheur et d’éternité l’a alors envahi. Athée, il se convertit au christianisme. Mais aller au désert la nuit n’est pas à la portée de tout le monde ! Alors que faire ? Pour nous qui avons grandi dans un monde empreint de la culture chrétienne et pour autant que nous soyons préoccupés par la question, il parait logique de commencer par s’en remettre, dans un premier temps, à l’origine du message chrétien et de s’assurer que Jésus-Christ est bien la personne qu’il a prétendu être, c'est-à-dire fils de Dieu, qu’il est la personne dont nous parlent ses témoins oculaires qui nous ont transmis ses paroles et ses actes, d’abord de bouche-à-oreille, et ensuite par écrit.
Et nous avons vu dans un article du numéro précédent du bulletin, que Jésus-Christ n’est pas un mythe, mais qu’il a bien existé et que sa vie fut une lutte contre maladie, la souffrance et la mort, et qu’il a bouleversé un grand nombre de ses contemporains puisqu’il s’en est suivi un mouvement qui a rayonné au Moyen-Orient d’abord, ensuite à travers l’Europe, puis dans le monde entier. Que s’est-il passé après l’horrible mise à mort de Jésus ? Ses disciples ont été pris par la crainte, ils se sont cachés ou sont retournés en Galilée. Par après, selon les textes, Jésus aurait été « vu » par de nombreux témoins et dans des circonstances variées. Pour ces témoins, ce fut d’abord l’étonnement, l’incrédulité et la crainte qui dominèrent. On pourrait objecter que ce ne furent que des visions ! Soit ! Mais le constat est là : à cause de ces « visions », les disciples craintifs se sont rassemblés à l’appel de Pierre pour se ressaisir et pour se donner du courage. Ils ont partagé le pain et le vin. Ce fut la première célébration eucharistique après la Dernière Cène. Selon le livre des Actes des Apôtres, ils renouvelèrent ces célébrations de façon régulière. Ils y allèrent parce qu’ils en avaient besoin, parce que cela leur faisait du bien, parce que cela leur donnait des forces. Et aujourd’hui encore, quand on est frappé par le malheur et que l’on est sans espoir, on se tourne vers le Seigneur. « Il ne reste plus qu’à croiser les doigts » comme on dit. Mais, faut-il attendre d’être dans le malheur pour penser à prier ? Quoi qu'il en soit : « À qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » répondit Saint-Pierre à Jésus ! Ce n’est pas tout. Les chrétiens savent que le premier commandement peut être formulé autre ment : « Ce que vous ferez aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez ». Et ça, c’est une autre paire de manches ! On peut faire peu ou beaucoup pour son prochain ! Pensons à tous ceux qui ont le souci des plus faibles comme le font des bénévoles de la Communauté Pacem In Terris. Tout le monde apprécie le fait que, le dimanche matin, au foyer, l’un ou l’autre entreprend d’aller systématiquement saluer toutes les personnes présentes dans la salle. Cela témoigne d’un souci de l’autre manifeste. Pourtant, reconnaissons que ce geste simple consomme un temps précieux dans un moment de grande convivialité. Il ne requiert pas de compétence particulière mais ne semble pas aller de soi, sinon tout le monde le ferait ! Et vous, chers Lecteurs, quel est le geste que vous aimeriez poser pour faire circuler la joie, l’entraide et l’amitié dans notre Communauté ?
Georgy Buxin
Sommaire
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Éditorial Horaire des messes
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Responsables Pastoraux Manneken Pis
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Galette des Rois Discours de la Reine
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Tournée minérale
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Le quiz de l’Amicale
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Utopique mais intéressant... voire comique !
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Chasse aux œufs
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Le jeudi « Whist »
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Râlons... mais aussi Alleluia
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Souper des Foyers
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Chronique de la Brassicole
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Pit Bulles
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Soirée littéraire 18/2
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Nouveautés en bibliothèque
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Livre épinglé
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Agenda avril 2026