Nous vous attendons toutes au PIT à 9h30 le vendredi 20 décembre 2019.

Nous allons réaliser un centre de table pour votre table de Noël. 

N'oubliez pas votre matériel habituel: sécateur ou coupe tout et petit couteau de cuisine.

 

couronne de noël

Venez découvrir les nouveaux exercices ! Les poids et les élastiques vous feront sentir davantage vos bras et vos jambes.

A chacun son rythme !!

De l’autre côté de moi

De l’autre côté de moi, j’ai rendez-vous avec un autre.
De l’autre côté de moi, celui que je ne connais pas.
Il est toi, il est moi, il est nôtre, il va venir et je l’attends.
Il a les yeux d’une rivière, il ne compte jamais le temps quand il met tout devant derrière.
Les étoiles ont un jardinier qui me dira où il demeure.
Je l’attendrai sous le figuier et nul ne sait le jour ni l’heure.
Il va venir comme la faim.
Il n’est pas né dans une église.
Il sert la paix comme du vin et chacun en boit à sa guise. Il va venir quand vient la nuit, enfant de paille, enfant de sable.
Il ne fait jamais aucun bruit : il entre toujours par l’étable. Il est toi, il est moi, il est nôtre...

On dit que Dieu n’est qu’un enfant.

Viens réchauffer tes mains, mon frère.
On dit que nous avons un dieu, que ce n’est pas un militaire, ni l’empereur, ni son neveu, que ce n’est pas de ces notables, ni de ces bourgeois triomphants.
On dit qu’il est né à l’étable.
On dit que Dieu n’est qu’un enfant...

Viens réchauffer tes mains, mon frère.
On dit qu’il nous est né un Dieu, qu’il est né en terre étrangère, et moi j’ai oublié le lieu.
Toi qui habites le silence, tes poings serrant un bout de pain.
Je voudrais voir si sa naissance tu ne la tiens pas dans tes mains...

Jean Debruynne et Daniel Deschrijvere

bonnetLes étincelles du Pit vous invitent à une chorale éphémère le temps de chanter la messe de Noël 2019. De quoi satisfaire un peu tout le monde et s’offrir un moment de partage.

La vie est un continuel renouvellement. Notre Eglise n’échappe pas à cette tendance ; elle est sans cesse en recherche et parfois les voies ne sont pas évidentes. Ceux d’entre nous qui se déplacent en France s’en rendent compte. Lors de mes vacances j’aime rechercher les églises romanes dépouillées de tout ornement inutile et propices à la réflexion. Or, cette année, dans un village du centre de la France, nous découvrîmes une jolie petite église qui répondait magnifiquement à nos souhaits. Messe du dimanche à 10h00 : presque impossible de trouver une place de parking (c’était le jour de la brocante annuelle), nous arrivons en retard et surprise : l’église est pleine, plus de 400 personnes et pourtant une célébration qui nous rappelle les années d’avant Vatican II : acolytes en grand nombre, encensoirs virevoltants, sonneries abondantes, génuflexions multiples et chants en latin, prêtre barrette sur la tête à la sortie de la messe. Bref pas tout à fait le style que j’aime mais, comme le disait le curé dans son homélie du jour, chacun peut passer par la porte étroite à condition de pratiquer le partage et l’ouverture aux autres.
La reprise de rites anciens, bien compris, peut nous aider dans nos dévotions. Les possibilités sont multiples et chacun peut trouver sa voie mais retenons que dans tous les cas l’Eucharistie doit rester un partage, dans la joie, de l’amour du Seigneur.

Jean-Paul Nachtergal

Une église pleine à craquer, voila qui devrait nous réchauffer le cœur. Mais une église pleine à craquer à l’occasion des funérailles d’un ami, ça nous serre la gorge.
José est mort.
Quelques jours auparavant, il célébrait encore la Messe. La Messe «des anciens», celle qui est accessible à tous, dans le Foyer du rez-de-chaussée. Il semblait heureux, et en pleine forme, même s’il était malade depuis plusieurs années.
Et puis...Un coup de fil. Heureusement, j’étais assise. Et je n’en croyais pas mes oreilles.
Tu es poussière...
Nous sommes poussière...
José est mort, loin de son pays natal. Dans cette ville qui était devenue la sienne.
Je pourrais dire «que Dieu ait son âme». Mais, suis-je bête, Dieu a son âme.
Au revoir, ami.

Michèle Heyns