Que Dieu vous garde !

 

Pour cause d'épidémie et de confinement de l'équipe rédactionnelle, le Pitblad ne paraîtra pas ce mois-ci.

Cela ne signifie pas que notre communauté n'existe plus, bien que toutes ses activités soient suspendues. Bien au contraire, elle reste là, forte, ancrée dans nos cœurs et dans nos âmes. Dans nos prières aussi. Dans de multiples gestes d'entraide, de coups de téléphone, de groupes internet... Nous restons et resterons soudés, même si nous devons, pour l'instant, ne pas quitter nos maisons.

Ayons une pensée pour ceux d'entre nous qui, vaille que vaille, sont sur le pied de guerre contre la maladie. Pour ceux qui travaillent dans les magasins. Pour ceux qui, hélas, sont tombés malades. Pour ceux qui, à cause du confinement, se voient séparés d'un être cher.

Et peut-être en ressortirons-nous plus unis, et plus forts…

Nous en profitons pour vous rappeler que si vous cherchez des occupations, cette période de confinement est peut-être propice à méditer, créer, innover, expérimenter, écrire et .... Alors prenez votre plus belle plume, faites nous part de vos émotions, votre vécu, et concoctez nous ainsi l'un ou l'autre article pour nos prochaines éditions.
Les lecteurs du Pitblad vous en seront reconnaissants.                                                                                                                                                                                                                                          L’équipe Bulletin

 

Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, et aie confiance en ce qui sera !

Je profite du temps qui m'est octroyé pour rédiger cet éditorial sommaire et partager avec vous quelques clés pour vous booster en ces temps difficiles. Nous vivons une période de prise de conscience et de transformation positives, à différents niveaux, avec une diminution importante de la pollution, une occasion de se recentrer sur ses priorités.

Mon premier conseil serait d'éviter de nous faire envahir par le stress des informations et profiter pour nous dédier ce temps qui nous est donné. Profitons pour faire de la méditation et nous recentrer sur nos projets de vie et nos priorités. Prenons le temps de prendre l'air. L'oxygène est très important pour notre système immunitaire mais aussi pour la production d'énergie. Faisons du sport (marche à pied, vélo, etc...) car il est aussi un stimulant important. Il a également des effets anti-dépresseurs importants. Ayons un sommeil suffisant et de qualité. (Ne restons pas trop longtemps devant les écrans le soir). Ayons une alimentation adéquate et équilibrée pour avoir une base d'un bon système immunitaire. Evitons de manger trop de sucres. Privilégions les aliments frais et bio si possible, contenant moins de pesticides et plus antioxydants et vitamines.
Privilégions l'ail, les oignons, le thym, l'origan, la sarriette, la curcuma, le gingembre,... qui contiennent des molécules anti-inflammatoires et des antiviraux. Privilégions les fruits et légumes bien évidemment.

J'en profite également pour faire remarquer en cette période de confinement, toute cette solidarité qui existe depuis le début de cette crise. Ce dévouement du corps médical est extraordinaire et nous fait chaud au cœur. Je remercie également toutes ces personnes anonymes qui viennent en aide, que ce soit pour les hôpitaux, les maisons de repos, les crèches, etc...

Profitons de cette crise pour prendre conscience de cette entraide et remercions le Seigneur de nous garder encore longtemps en bonne santé.
                                                                                                                                     Daniel Deschrijvere
                                     

                                                                                                                                                                

 

Tournons-nous vers la lumière !

Le poète libanais, Khalil Gibran, a écrit ‘Tu ne vois que ton ombre lorsque tu tournes le dos au soleil’. Tu ne te connais plus, tu vis replié sur toi. Tu n’es plus un homme debout. Tu n’es plus lumineux. Dieu ne nous a certainement pas créés pour vivre ainsi, pour mener une vie agitée, asservie au travail, anxieuse face à de multiples préoccupations et basée sur la critique et le fatalisme.
En tant que chrétiens, nous sommes convaincus que Dieu nous invite à lever les yeux vers le ciel, plus exactement vers Lui, ce visage de lumière, d’amour, de joie qu’est le Dieu de Jésus-Christ. C’est pour cela que l’Eglise nous offre chaque année le temps de Carême, une période privilégiée pour nous remettre en route, nous ressourcer, repenser en profondeur notre vie et ouvrir notre cœur à la lumière de l’Evangile.
En choisissant de vivre ainsi, en choisissant de nous tourner vers le Dieu-amour, nous «risquons» de devenir des amoureux de la vie, des femmes et des hommes engagés joyeusement dans un devenir constructif de notre société. Nos relations pourraient y gagner en attention, en dévouement, en gestes de fraternité et de partage. Et là, il y a vraiment foule : des milliers de sœurs et de frères de par le monde participent en effet à cette marche vers la lumière de Jésus !
Nous avons tous soif de vérité, d’absolu, d’amour et d’espérance. Et nous chrétiens qui croyons à la résurrection du Christ, nous avons certainement besoin de sentir et d’éprouver, de faire l’expérience de cette résurrection dans notre vie. Vivre en ressuscité en mettant nos pas dans ceux du Seigneur, en revenant aux valeurs essentielles, aux démarches et gestes quotidiens porteurs de vie et de partage, en faisant le tri dans ce qui nous bloque et nous empêche d’être debout. Voilà ce que nous pourrions essayer de vivre pendant ce Carême.
Nous voici sur les chemins de Pâques. Alors, sortons de l’ombre de nos habitudes et enfermements et tournons-nous vers le soleil de Dieu. Et pourquoi ne pas commencer chacune de nos journées par un bon bain de soleil en priant avec joie le Seigneur ?

Pol Bréda

 

 

Février : le mois des amoureux... « Tout dépend du cœur »

Tu penses davantage avec ton coeur qu’avec ton intelligence.
Tu regardes avec ton cœur les hommes et les choses.
Tu vois tout avec ton cœur !
Tes rapports avec ton entourage dépendent du cœur.
Ce que ton cœur désire tu le défendras avec toute ton intelligence et toutes tes forces.
Ton cœur choisit les hommes et les choses pour lesquelles tu veux vivre !
Ton cœur choisit les idées, la politique, le système pour lequels tu veux combattre.
Le cœur obscurcit ou éclaire la raison.
Si ton cœur est rempli d’égoïsme et de méfiance, ta raison ne trouvera jamais un chemin de paix.
C’est bien là la seule explication du fiasco de toutes les tables rondes et vertes, des interminables discussions sur la paix dans le monde. Les hommes ne s’aiment pas et c’est bien pourquoi ils ne seront jamais d’accord.
La paix, la joie et le bonheur dans le monde ne sont pas des affaires de la raison, mais une question de cœur !
Qu’une société se nomme chrétienne, socialiste, communiste ou maoïste, elle sera pourrie tant que le cœur de l’homme n’y sera pas sain à la racine !
La mission première pour tout homme : la Culture du cœur !
Bonne fête aux amoureux !

Daniel Deschrijvere

Bonne année ! Bonne santé !

Que cette année vous soit heureuse, pleine de projets, de découvertes, d’amitié, d’échanges, de rires... Chacun trouve des formules, des photos, des cadeaux pour exprimer ses souhaits. Le plus souvent, on pense à tout ce qui est agréable... tout en sachant que chaque jour apportera aussi son lot de difficultés, de peine, de maux divers.
Alors, pour ma part, je vous souhaite de vivre 2020 debout, debout parce que vos jambes vous portent allègrement ou parce qu’un ami, un frère, une sœur soutient votre démarche un peu ou bien chancelante.
Debout parce que vous êtes un ou une battant-e ou debout parce qu’un ami, un frère vous réconforte, vous encourage.
Je vous la souhaite joyeuse, joyeuse parce que c’est votre caractère ou parce que la vie vous sourit. Joyeuse parce
que même à travers vos larmes, vous voyez un ami, un frère qui vous sourit.
Et enfin, si vous croyez en lui, d’être accompagnée par la force et la joie profonde que Jésus a promises à ceux et celles qui veulent mettre leurs pas dans les siens. Et si vous hésitez à y croire, je vous souhaite d’y penser souvent, d’être à l’écoute de ce qu’il vous dit sans doute de mille façons... je vous assure que le découvrir serait sans doute le plus beau cadeau que 2020 vous apporterait !

                                                            Josiane

De l’autre côté de moi

De l’autre côté de moi, j’ai rendez-vous avec un autre.
De l’autre côté de moi, celui que je ne connais pas.
Il est toi, il est moi, il est nôtre, il va venir et je l’attends.
Il a les yeux d’une rivière, il ne compte jamais le temps quand il met tout devant derrière.
Les étoiles ont un jardinier qui me dira où il demeure.
Je l’attendrai sous le figuier et nul ne sait le jour ni l’heure.
Il va venir comme la faim.
Il n’est pas né dans une église.
Il sert la paix comme du vin et chacun en boit à sa guise. Il va venir quand vient la nuit, enfant de paille, enfant de sable.
Il ne fait jamais aucun bruit : il entre toujours par l’étable. Il est toi, il est moi, il est nôtre...

On dit que Dieu n’est qu’un enfant.

Viens réchauffer tes mains, mon frère.
On dit que nous avons un dieu, que ce n’est pas un militaire, ni l’empereur, ni son neveu, que ce n’est pas de ces notables, ni de ces bourgeois triomphants.
On dit qu’il est né à l’étable.
On dit que Dieu n’est qu’un enfant...

Viens réchauffer tes mains, mon frère.
On dit qu’il nous est né un Dieu, qu’il est né en terre étrangère, et moi j’ai oublié le lieu.
Toi qui habites le silence, tes poings serrant un bout de pain.
Je voudrais voir si sa naissance tu ne la tiens pas dans tes mains...

Jean Debruynne et Daniel Deschrijvere

La vie est un continuel renouvellement. Notre Eglise n’échappe pas à cette tendance ; elle est sans cesse en recherche et parfois les voies ne sont pas évidentes. Ceux d’entre nous qui se déplacent en France s’en rendent compte. Lors de mes vacances j’aime rechercher les églises romanes dépouillées de tout ornement inutile et propices à la réflexion. Or, cette année, dans un village du centre de la France, nous découvrîmes une jolie petite église qui répondait magnifiquement à nos souhaits. Messe du dimanche à 10h00 : presque impossible de trouver une place de parking (c’était le jour de la brocante annuelle), nous arrivons en retard et surprise : l’église est pleine, plus de 400 personnes et pourtant une célébration qui nous rappelle les années d’avant Vatican II : acolytes en grand nombre, encensoirs virevoltants, sonneries abondantes, génuflexions multiples et chants en latin, prêtre barrette sur la tête à la sortie de la messe. Bref pas tout à fait le style que j’aime mais, comme le disait le curé dans son homélie du jour, chacun peut passer par la porte étroite à condition de pratiquer le partage et l’ouverture aux autres.
La reprise de rites anciens, bien compris, peut nous aider dans nos dévotions. Les possibilités sont multiples et chacun peut trouver sa voie mais retenons que dans tous les cas l’Eucharistie doit rester un partage, dans la joie, de l’amour du Seigneur.

Jean-Paul Nachtergal

Une église pleine à craquer, voila qui devrait nous réchauffer le cœur. Mais une église pleine à craquer à l’occasion des funérailles d’un ami, ça nous serre la gorge.
José est mort.
Quelques jours auparavant, il célébrait encore la Messe. La Messe «des anciens», celle qui est accessible à tous, dans le Foyer du rez-de-chaussée. Il semblait heureux, et en pleine forme, même s’il était malade depuis plusieurs années.
Et puis...Un coup de fil. Heureusement, j’étais assise. Et je n’en croyais pas mes oreilles.
Tu es poussière...
Nous sommes poussière...
José est mort, loin de son pays natal. Dans cette ville qui était devenue la sienne.
Je pourrais dire «que Dieu ait son âme». Mais, suis-je bête, Dieu a son âme.
Au revoir, ami.

Michèle Heyns

  

Les vacances terminées, le moment est venu de nous interroger sur l’ordre des priorités...
Connais-tu le danger qui menace notre temps ? On vit dans le siècle de l’utile !
« A quoi ça sert ? » « Qu’est-ce que ça rapporte ? » On calcule. On est occupé.On s’affaire. On est surchargé. On calcule...
Les hommes vivent plus longtemps qu’auparavant mais ils ne sont pas plus heureux.
Au début ils travaillent pour vivre, et à la fin ils travaillent et oublient de vivre.
Défends-toi ! Tu n’es pas une machine fabriquée pour un rendement précis. Tu es beaucoup plus que ta fonction,
ta profession, ton métier, ta retraite. Tu es d’abord « homme » pour vivre, pour rire, pour aimer, pour être tout simplement
« homme ».
Doux tu le deviens quand tu sais combien fragiles sont les choses et combien isolés sont les femmes et les hommes.
Pense aux nombreuses, aux très nombreuses gens que la maladie, l’infirmité, la pauvreté, l’échec écartent
lentement de la vie. Ils aspirent à un sourire ; ils attendent une bonne parole, une visite, ils ont envie d’amitié et de
communion.
Revêts-toi de tendresse et de douceur pour toutes ces femmes et ces hommes qui t’entourent et ne laisse plus
personne isolé.
Bonne rentrée à toutes et tous et sachons choisir nos priorités avec sagesse. 

Daniel Deschrijvere

J’avais fait connaissance avec elles dans les jardins de Christian Dior à Granville en Normandie. Parmi les dizaines de rosiers, un délicieux parfum de vanille et d’amande m’avait comme envoûté et j’en découvris l’origine en m’approchant d’un parterre regroupant quelques héliotropes violet-lavande sur tiges. Appelées également «herbes de saint Fiacre», elles offrent en effet à tous ceux qui passent près d’elles un cadeau olfactif pendant tout l’été. Généreuses, mais fragiles, elles sont utilisées en parfumerie et symbolisent l’attachement et la confiance.
A l’image des héliotropes, il y a ainsi des fleurs qui nous inspirent, nous émerveillent, nous détendent et nous mettent
en joie. Elles nous ouvrent des portes et élargissent notre cœur.
L’été est à notre porte et nous permettra de faire de telles découvertes, même à portée de regard, pas loin de chez nous. Tant de belles choses positives peuvent s’offrir à nous. Elles n’attendent que notre regard attentif et émerveillé, encourageant et intéressé pour se multiplier et neutraliser petit à petit ce qui nous paralyse, nous emprisonne ou nous détruit.
Dans son cantique de Frère Soleil, Saint François exprime toute sa joie et son respect pour la création. Il rend grâce au
Seigneur et exprime son amour et son humilité devant ce qu’il a créé. Il nous montre ainsi la voie pour notre vie de chaque jour : respecter les autres créatures plutôt que s’en emparer pour notre seul profit.
Radicalité toute entière fraternelle de François, radicalité nouvelle et universelle à cultiver et faire lever à l’image des héliotropes qui se contentent de pousser, de fleurir et de partager avec d’autres ce qu’il y a de meilleurs en elles, dans la fragilité et la confiance.

                        Pol Bréda

Mets-toi au vert !

Nos doigts sur le clavier de l’ordinateur ou sur les touches de notre Iphone et on s’isole dans ce monde virtuel... Allons donc, viens. Arrête-toi et regarde. Mets-toi au vert !

Des heures devant ton écran de portable ou de télévision, dans un local à l’air vicié et parfois dans le vacarme assourdissant de ton casque audio. Allons donc, sors avant que tu ne sois complètement desséché et moisi. Mets-toi au vert !

Un agenda rempli de rendez-vous et on court d’une réunion à l’autre. Mets-toi au vert !

Désabusé et renfermé dans un petit monde étroit de choses extravagantes et superflues. C’est l’été qui arrive !
Mets-toi au vert !

Les arbres t’y attendent. Ces bons arbres, ils profitent silencieusement du calme et de la sève qui monte aux extrémités des branches. Il y a là les oiseaux qui chantent pour toi.
Où restes-tu, homme, femme, pour écouter ? Il y a là la tranquillité, une paix inexprimable. Tu veux vivre intensément. Mais une vie intense n’est pas une vie agitée, en courant tous les jours à nouveau ou sous la pression de mille et une chose qui s’opposent. Tu veux tout savoir, tout accaparer, tout digérer. Il y a de quoi attraper un ulcère à l’estomac !
Mets-toi au vert !

Emporte ton pique-nique et une bouteille d’eau bien fraîche. Couche-toi au pied d’un arbre avec un brin d’herbe entre les dents et profite de cette douce oisiveté. C’est alors que surviennent les plus belles idées, tout simplement, et les plus beaux rêves. Les problèmes que tu as gardés dans tes murs disparaissent. Mets-toi au vert !

Là tu trouveras un esprit clair, une âme calme et un coeur paisible. Tu me diras : « Si je pouvais faire celà ?»
Et je te répondrai : « Tu es déjà en route ! »

 

                                     Daniel Deschrijvere

Un temps de renouveau

Le printemps est là et nous sommes comme chaque fois émerveillés par tout ce qu’il nous apporte de positif dans nos vies: chaleur, festival de verdure et de fleurs, chants des oiseaux, rencontres et fêtes au grand air...
Il nous encourage à l’exercice et aux voyages. Nous redécouvrons nos jardins et nos voisins...
Mais le monde continue à tourner. Et les échos qui surgissent sont comme souvent mélangés : alors que les hommes s’entretuent dans un coin de la planète, d’autres construisent patiemment, modestement parfois, avec ténacité, inventivité et patience, un monde nouveau fait de solidarité, de respect de la planète, d’entraide, de résistance aussi à l’injustice, dans un esprit de non-violence, un monde en gestation qui serait prêt à prendre le relais de notre société marquée
par le profit et le chacun pour soi.
«Je me sens malgré tout comme un poisson dans l’Eglise» parole d’un fils de prêtre venu témoigner lors d’une émission grand public à la télévision rassemblant plusieurs personnes issues d’une union illégitime entre des religieux et religieuses. Témoignages de honte des parents, mais surtout témoignages de par-don, d’amour et de compréhension de la nouvelle génération qui apporte par sa sincérité, sa clairvoyance et un sens incroyable des vraies valeurs un réconfort et une remise en route des personnes concernées. Evocation par les participants du message de l’Evangile et de la Parole libératrice de Jésus.
Et puis nous avons été émus, bouleversés, par ce qui s’est passé à Notre Dame de Paris. Pourquoi ?
Parce que Notre Dame, pour nous, c’est plus qu’un tas de pierres, qu’une architecture grandiose. Elle représente notre culture, notre foi au long des siècles, des millions de priants, pauvres et riches, notre élévation vers celui qui au-delà de nous, par la prière, la contemplation de la beauté et la prise de conscience dans le silence.
Emus et bouleversés aussi par les suites de l’incendie : témoignages des pompiers, public en prière, soutien financier gigantesque et solidarité exprimée par des personnes de toutes croyances.
Et si, dans ce sillage, nous prenions davantage conscience, sous l’inspiration de «Notre Dame», que face aux milliers d’incendies à éteindre dans le monde, chacune et chacun de nous peut enfiler son équipement de pompier et contribuer à éteindre les incendies à notre portée, ceux de la pauvreté, de la violence et de l’injustice !
Oui, il y a toujours un espoir, une démarche de renouveau à notre portée. Les viticulteurs par exemple en prennent de plus en plus conscience. Plutôt que de continuer à polluer la terre, de plus en plus nombreux sont ceux qui se reconvertissent en cultivant leurs vignes de manière plus respectueuse de l’environnement et des hommes.
Ils apportent ainsi leur pierre à un renouveau de notre terre. Chez nous aussi, il y a des vignes. Il y en a même trois tous près de chez nous, à SS. Pierre et Paul, au Christ-Roi et à Pacem in Terris.
Elles n’attendent que nos mains pour les faire fructifier et grandir au grand soleil de Dieu.

                                                                       Pol Bréda