Février : le mois des amoureux... « Tout dépend du cœur »

Tu penses davantage avec ton coeur qu’avec ton intelligence.
Tu regardes avec ton cœur les hommes et les choses.
Tu vois tout avec ton cœur !
Tes rapports avec ton entourage dépendent du cœur.
Ce que ton cœur désire tu le défendras avec toute ton intelligence et toutes tes forces.
Ton cœur choisit les hommes et les choses pour lesquelles tu veux vivre !
Ton cœur choisit les idées, la politique, le système pour lequels tu veux combattre.
Le cœur obscurcit ou éclaire la raison.
Si ton cœur est rempli d’égoïsme et de méfiance, ta raison ne trouvera jamais un chemin de paix.
C’est bien là la seule explication du fiasco de toutes les tables rondes et vertes, des interminables discussions sur la paix dans le monde. Les hommes ne s’aiment pas et c’est bien pourquoi ils ne seront jamais d’accord.
La paix, la joie et le bonheur dans le monde ne sont pas des affaires de la raison, mais une question de cœur !
Qu’une société se nomme chrétienne, socialiste, communiste ou maoïste, elle sera pourrie tant que le cœur de l’homme n’y sera pas sain à la racine !
La mission première pour tout homme : la Culture du cœur !
Bonne fête aux amoureux !

Daniel Deschrijvere

Bonne année ! Bonne santé !

Que cette année vous soit heureuse, pleine de projets, de découvertes, d’amitié, d’échanges, de rires... Chacun trouve des formules, des photos, des cadeaux pour exprimer ses souhaits. Le plus souvent, on pense à tout ce qui est agréable... tout en sachant que chaque jour apportera aussi son lot de difficultés, de peine, de maux divers.
Alors, pour ma part, je vous souhaite de vivre 2020 debout, debout parce que vos jambes vous portent allègrement ou parce qu’un ami, un frère, une sœur soutient votre démarche un peu ou bien chancelante.
Debout parce que vous êtes un ou une battant-e ou debout parce qu’un ami, un frère vous réconforte, vous encourage.
Je vous la souhaite joyeuse, joyeuse parce que c’est votre caractère ou parce que la vie vous sourit. Joyeuse parce
que même à travers vos larmes, vous voyez un ami, un frère qui vous sourit.
Et enfin, si vous croyez en lui, d’être accompagnée par la force et la joie profonde que Jésus a promises à ceux et celles qui veulent mettre leurs pas dans les siens. Et si vous hésitez à y croire, je vous souhaite d’y penser souvent, d’être à l’écoute de ce qu’il vous dit sans doute de mille façons... je vous assure que le découvrir serait sans doute le plus beau cadeau que 2020 vous apporterait !

                                                            Josiane

De l’autre côté de moi

De l’autre côté de moi, j’ai rendez-vous avec un autre.
De l’autre côté de moi, celui que je ne connais pas.
Il est toi, il est moi, il est nôtre, il va venir et je l’attends.
Il a les yeux d’une rivière, il ne compte jamais le temps quand il met tout devant derrière.
Les étoiles ont un jardinier qui me dira où il demeure.
Je l’attendrai sous le figuier et nul ne sait le jour ni l’heure.
Il va venir comme la faim.
Il n’est pas né dans une église.
Il sert la paix comme du vin et chacun en boit à sa guise. Il va venir quand vient la nuit, enfant de paille, enfant de sable.
Il ne fait jamais aucun bruit : il entre toujours par l’étable. Il est toi, il est moi, il est nôtre...

On dit que Dieu n’est qu’un enfant.

Viens réchauffer tes mains, mon frère.
On dit que nous avons un dieu, que ce n’est pas un militaire, ni l’empereur, ni son neveu, que ce n’est pas de ces notables, ni de ces bourgeois triomphants.
On dit qu’il est né à l’étable.
On dit que Dieu n’est qu’un enfant...

Viens réchauffer tes mains, mon frère.
On dit qu’il nous est né un Dieu, qu’il est né en terre étrangère, et moi j’ai oublié le lieu.
Toi qui habites le silence, tes poings serrant un bout de pain.
Je voudrais voir si sa naissance tu ne la tiens pas dans tes mains...

Jean Debruynne et Daniel Deschrijvere

La vie est un continuel renouvellement. Notre Eglise n’échappe pas à cette tendance ; elle est sans cesse en recherche et parfois les voies ne sont pas évidentes. Ceux d’entre nous qui se déplacent en France s’en rendent compte. Lors de mes vacances j’aime rechercher les églises romanes dépouillées de tout ornement inutile et propices à la réflexion. Or, cette année, dans un village du centre de la France, nous découvrîmes une jolie petite église qui répondait magnifiquement à nos souhaits. Messe du dimanche à 10h00 : presque impossible de trouver une place de parking (c’était le jour de la brocante annuelle), nous arrivons en retard et surprise : l’église est pleine, plus de 400 personnes et pourtant une célébration qui nous rappelle les années d’avant Vatican II : acolytes en grand nombre, encensoirs virevoltants, sonneries abondantes, génuflexions multiples et chants en latin, prêtre barrette sur la tête à la sortie de la messe. Bref pas tout à fait le style que j’aime mais, comme le disait le curé dans son homélie du jour, chacun peut passer par la porte étroite à condition de pratiquer le partage et l’ouverture aux autres.
La reprise de rites anciens, bien compris, peut nous aider dans nos dévotions. Les possibilités sont multiples et chacun peut trouver sa voie mais retenons que dans tous les cas l’Eucharistie doit rester un partage, dans la joie, de l’amour du Seigneur.

Jean-Paul Nachtergal

Une église pleine à craquer, voila qui devrait nous réchauffer le cœur. Mais une église pleine à craquer à l’occasion des funérailles d’un ami, ça nous serre la gorge.
José est mort.
Quelques jours auparavant, il célébrait encore la Messe. La Messe «des anciens», celle qui est accessible à tous, dans le Foyer du rez-de-chaussée. Il semblait heureux, et en pleine forme, même s’il était malade depuis plusieurs années.
Et puis...Un coup de fil. Heureusement, j’étais assise. Et je n’en croyais pas mes oreilles.
Tu es poussière...
Nous sommes poussière...
José est mort, loin de son pays natal. Dans cette ville qui était devenue la sienne.
Je pourrais dire «que Dieu ait son âme». Mais, suis-je bête, Dieu a son âme.
Au revoir, ami.

Michèle Heyns

  

Les vacances terminées, le moment est venu de nous interroger sur l’ordre des priorités...
Connais-tu le danger qui menace notre temps ? On vit dans le siècle de l’utile !
« A quoi ça sert ? » « Qu’est-ce que ça rapporte ? » On calcule. On est occupé.On s’affaire. On est surchargé. On calcule...
Les hommes vivent plus longtemps qu’auparavant mais ils ne sont pas plus heureux.
Au début ils travaillent pour vivre, et à la fin ils travaillent et oublient de vivre.
Défends-toi ! Tu n’es pas une machine fabriquée pour un rendement précis. Tu es beaucoup plus que ta fonction,
ta profession, ton métier, ta retraite. Tu es d’abord « homme » pour vivre, pour rire, pour aimer, pour être tout simplement
« homme ».
Doux tu le deviens quand tu sais combien fragiles sont les choses et combien isolés sont les femmes et les hommes.
Pense aux nombreuses, aux très nombreuses gens que la maladie, l’infirmité, la pauvreté, l’échec écartent
lentement de la vie. Ils aspirent à un sourire ; ils attendent une bonne parole, une visite, ils ont envie d’amitié et de
communion.
Revêts-toi de tendresse et de douceur pour toutes ces femmes et ces hommes qui t’entourent et ne laisse plus
personne isolé.
Bonne rentrée à toutes et tous et sachons choisir nos priorités avec sagesse. 

Daniel Deschrijvere

J’avais fait connaissance avec elles dans les jardins de Christian Dior à Granville en Normandie. Parmi les dizaines de rosiers, un délicieux parfum de vanille et d’amande m’avait comme envoûté et j’en découvris l’origine en m’approchant d’un parterre regroupant quelques héliotropes violet-lavande sur tiges. Appelées également «herbes de saint Fiacre», elles offrent en effet à tous ceux qui passent près d’elles un cadeau olfactif pendant tout l’été. Généreuses, mais fragiles, elles sont utilisées en parfumerie et symbolisent l’attachement et la confiance.
A l’image des héliotropes, il y a ainsi des fleurs qui nous inspirent, nous émerveillent, nous détendent et nous mettent
en joie. Elles nous ouvrent des portes et élargissent notre cœur.
L’été est à notre porte et nous permettra de faire de telles découvertes, même à portée de regard, pas loin de chez nous. Tant de belles choses positives peuvent s’offrir à nous. Elles n’attendent que notre regard attentif et émerveillé, encourageant et intéressé pour se multiplier et neutraliser petit à petit ce qui nous paralyse, nous emprisonne ou nous détruit.
Dans son cantique de Frère Soleil, Saint François exprime toute sa joie et son respect pour la création. Il rend grâce au
Seigneur et exprime son amour et son humilité devant ce qu’il a créé. Il nous montre ainsi la voie pour notre vie de chaque jour : respecter les autres créatures plutôt que s’en emparer pour notre seul profit.
Radicalité toute entière fraternelle de François, radicalité nouvelle et universelle à cultiver et faire lever à l’image des héliotropes qui se contentent de pousser, de fleurir et de partager avec d’autres ce qu’il y a de meilleurs en elles, dans la fragilité et la confiance.

                        Pol Bréda

Mets-toi au vert !

Nos doigts sur le clavier de l’ordinateur ou sur les touches de notre Iphone et on s’isole dans ce monde virtuel... Allons donc, viens. Arrête-toi et regarde. Mets-toi au vert !

Des heures devant ton écran de portable ou de télévision, dans un local à l’air vicié et parfois dans le vacarme assourdissant de ton casque audio. Allons donc, sors avant que tu ne sois complètement desséché et moisi. Mets-toi au vert !

Un agenda rempli de rendez-vous et on court d’une réunion à l’autre. Mets-toi au vert !

Désabusé et renfermé dans un petit monde étroit de choses extravagantes et superflues. C’est l’été qui arrive !
Mets-toi au vert !

Les arbres t’y attendent. Ces bons arbres, ils profitent silencieusement du calme et de la sève qui monte aux extrémités des branches. Il y a là les oiseaux qui chantent pour toi.
Où restes-tu, homme, femme, pour écouter ? Il y a là la tranquillité, une paix inexprimable. Tu veux vivre intensément. Mais une vie intense n’est pas une vie agitée, en courant tous les jours à nouveau ou sous la pression de mille et une chose qui s’opposent. Tu veux tout savoir, tout accaparer, tout digérer. Il y a de quoi attraper un ulcère à l’estomac !
Mets-toi au vert !

Emporte ton pique-nique et une bouteille d’eau bien fraîche. Couche-toi au pied d’un arbre avec un brin d’herbe entre les dents et profite de cette douce oisiveté. C’est alors que surviennent les plus belles idées, tout simplement, et les plus beaux rêves. Les problèmes que tu as gardés dans tes murs disparaissent. Mets-toi au vert !

Là tu trouveras un esprit clair, une âme calme et un coeur paisible. Tu me diras : « Si je pouvais faire celà ?»
Et je te répondrai : « Tu es déjà en route ! »

 

                                     Daniel Deschrijvere

Un temps de renouveau

Le printemps est là et nous sommes comme chaque fois émerveillés par tout ce qu’il nous apporte de positif dans nos vies: chaleur, festival de verdure et de fleurs, chants des oiseaux, rencontres et fêtes au grand air...
Il nous encourage à l’exercice et aux voyages. Nous redécouvrons nos jardins et nos voisins...
Mais le monde continue à tourner. Et les échos qui surgissent sont comme souvent mélangés : alors que les hommes s’entretuent dans un coin de la planète, d’autres construisent patiemment, modestement parfois, avec ténacité, inventivité et patience, un monde nouveau fait de solidarité, de respect de la planète, d’entraide, de résistance aussi à l’injustice, dans un esprit de non-violence, un monde en gestation qui serait prêt à prendre le relais de notre société marquée
par le profit et le chacun pour soi.
«Je me sens malgré tout comme un poisson dans l’Eglise» parole d’un fils de prêtre venu témoigner lors d’une émission grand public à la télévision rassemblant plusieurs personnes issues d’une union illégitime entre des religieux et religieuses. Témoignages de honte des parents, mais surtout témoignages de par-don, d’amour et de compréhension de la nouvelle génération qui apporte par sa sincérité, sa clairvoyance et un sens incroyable des vraies valeurs un réconfort et une remise en route des personnes concernées. Evocation par les participants du message de l’Evangile et de la Parole libératrice de Jésus.
Et puis nous avons été émus, bouleversés, par ce qui s’est passé à Notre Dame de Paris. Pourquoi ?
Parce que Notre Dame, pour nous, c’est plus qu’un tas de pierres, qu’une architecture grandiose. Elle représente notre culture, notre foi au long des siècles, des millions de priants, pauvres et riches, notre élévation vers celui qui au-delà de nous, par la prière, la contemplation de la beauté et la prise de conscience dans le silence.
Emus et bouleversés aussi par les suites de l’incendie : témoignages des pompiers, public en prière, soutien financier gigantesque et solidarité exprimée par des personnes de toutes croyances.
Et si, dans ce sillage, nous prenions davantage conscience, sous l’inspiration de «Notre Dame», que face aux milliers d’incendies à éteindre dans le monde, chacune et chacun de nous peut enfiler son équipement de pompier et contribuer à éteindre les incendies à notre portée, ceux de la pauvreté, de la violence et de l’injustice !
Oui, il y a toujours un espoir, une démarche de renouveau à notre portée. Les viticulteurs par exemple en prennent de plus en plus conscience. Plutôt que de continuer à polluer la terre, de plus en plus nombreux sont ceux qui se reconvertissent en cultivant leurs vignes de manière plus respectueuse de l’environnement et des hommes.
Ils apportent ainsi leur pierre à un renouveau de notre terre. Chez nous aussi, il y a des vignes. Il y en a même trois tous près de chez nous, à SS. Pierre et Paul, au Christ-Roi et à Pacem in Terris.
Elles n’attendent que nos mains pour les faire fructifier et grandir au grand soleil de Dieu.

                                                                       Pol Bréda
 

 

Saisons de la vie

On se demande bien souvent dans quelle saison sommes-
nous ?
Nous avons nos saisons et nos humeurs qui nous accompagnent.
Le rythme de la vie ne passe pas obligatoirement de l’un à l’autre, du jaillissement ébouriffé du printemps aux brûlures de l’été, les derniers flamboiements de l’automne aux ternissements de l’hiver...
Il arrive que le rythme s’accélère et tourne au carrefour fou.
Les saisons se mélangent, et depuis le réchauffement de la planète, il n’y a plus de saisons.
(Nos jeunes en sont bien conscients !)
C’est un embrouillamini de sensations et de couleurs, c’est le toboggan des saisons et on ne sait plus bien où est le
commencement et la fin de quoi. C’est la couleur de la vie. A chaque saison, sa prière ...


      Daniel Deschrijvere


« Il n’est pas facile d’atteindre le ciel sauf si le ciel vient en moi.
Le ciel doit commencer sur terre, partout où les hommes sont amis et où de main en main la bonté est transmise.
Cependant, chaque ciel connaît ses nuages.
Vivre est une aventure passionnante, avec le Très Haut et avec les hommes, dans un monde de lumière et de
ténèbres. »


      Phil Bosmans

 

 

Le carême ?
Bien plus que « faire des efforts pour mériter » !

Après son baptême, Jésus fut poussé au désert par l’Esprit. Il y jeûna pendant 40 jours...

40 jours pour se laisser habiter par la parole du Père : « tu es mon enfant bien-aimé »,
40 jours pour se demander de quoi il avait faim,
40 jours pour laisser l’Esprit l’aider à prendre des options, à décider ce qu’il ferait de sa vie,
40 jours pour se laisser habiter de la force du Dieu auquel il croyait,
40 jours pour finalement être prêt à affronter la tentation.

A partir de ce moment, il n’a eu de cesse de guérir, écouter, donner vie, annoncer, partager, appeler tout en restant en lien avec son Père par la prière.

Et si cette expérience de Jésus pouvait être la nôtre...

Pendant ces 40 jours de carême, nous pourrions faire le vide de tout ce qui est inutile, de tout ce qui empêche notre relation à Dieu : où est l’essentiel ?

Laissons-nous aimer, laissons l’Esprit nous habiter, et n’ayons pas peur de mettre nos pas dans ceux du Seigneur. Oui, le chemin passe par la croix mais il est passage vers la Vie !
                
Josiane Buxin