Notre bâton de pèlerin

Nous pouvons dorénavant le voir tous les dimanches, accroché au mur blanc de la chapelle, juste en dessous de la sculpture du Christ libéré de sa croix, ouvrant les bras comme un appel à aimer et partager.
Ce bâton est arrivé là depuis peu. Nous nous souviendrons longtemps de cette liturgie de transmission du bâton de marche entre Ignace, Donald, Josiane et Sami lors de la fête des 50 ans de Pacem in Terris, moment fort, reflet de l’histoire de notre communauté et de notre volonté de poursuivre notre vie communautaire sous le regard de Jésus.
Il est magnifique et inspirant ce bâton de pèlerinage. Il vient illustrer en quelque sorte l’engagement de foi de notre communauté. Contempler et prier le Christ libérateur et nous mettre ensuite en route sur les chemins de ce monde,
n’est-ce pas là toute notre vocation.
Marcher sur les pas de Jésus, le suivre et répandre la Bonne Nouvelle.
Oui, ce bâton est bien le signe de notre foi qui nous donne force et soutien sur le chemin où le Seigneur nous conduit.
Il est en même temps le symbole du chemin parcouru par notre communauté tout au long de ces années.
Il évoque aussi cette espérance profonde en notre avenir, ancrée dans la fidélité de l’amour de Dieu pour son peuple.
Ce bâton est aussi tout simplement une invitation à marcher concrètement.
Marcher peut en effet être salvateur sur le plan spirituel et corporel.
Lorsque nous marchons et pèlerinons, nous nous rendons plus disponibles, nous nous dépouillons et nous nous reconnectons à l’essentiel. Nous sommes plus ouverts à la rencontre, au partage, à la fraternité.
La marche peut être un lieu de rencontre privilégié avec Dieu. Et puis, début décembre, nous rentrerons en Avent.
Chacune et chacun de nous sera invité à joindre le geste à la prière, à prendre son bâton de marche et à se mettre en route pour être semeur de paix et de justice, pour exprimer sa solidarité, notamment en soutenant les projets de
Vivre Ensemble.
Prenons le temps de méditer chaque dimanche devant le Christ qui nous appelle à vivre notre foi au quotidien, à prendre le bâton déposé à ses pieds, prêt à être utilisé généreusement pour rendre notre terre plus humaine et fraternelle.

Pol Bréda

C’est merveilleux le Pit !

L’ASBL représentée ici par son CA, voudrait par ces quelques lignes VOUS remercier pour votre enthousiasme,
votre gaieté, votre bonne humeur, pour le plaisir visible des retrouvailles que vous avez montré.
VOUS avez fait de cette journée du 22 septembre 2018, fête de nos 50 ans d’existence, une réussite incomparable.
Et soyez en sûrs : c’est grâce à VOUS, les 260 personnes qui avez répondu présents à cette invitation, que cela a été possible.
Le plaisir de se retrouver, les sourires et l’émotion étaient visibles sur tous les visages et témoignaient votre joie d’être parmi nous. Nous ne pouvons oublier dans ces remerciements tous ceux qui se sont investis pour organiser les différentes représentations et présenter ce spectacle fabuleux qui nous a été offert.
Nous voulons aussi remercier tous les travailleurs de l’ombre, les scoutes et les scouts, toutes les petites mains qui ont rendus possible l’organisation de cette belle fête.
Samedi matin, pas moins de 15 à 20 personnes fourmillaient au rez-de-chaussée pour terminer les derniers préparatifs. Merci à tous ces travailleurs de l’ombre qui ont fait de cette journée une réussite.
Notre avenir est là, devant nous, sachons saisir notre chance.

Pour le CA Gilbert Amerlynck, Président, Pitagorien

Pacem In Terris, une communauté d’ouverture

Aujourd’hui notre communauté, qui fêtera ce mois-ci ses 50 ans d’existence, est dotée d’une véritable énergie, où les différentes générations peuvent se brasser à travers de multiples activités.
Que ce soit lors d’organisations de repas festifs, de projections sur grand écran de « football » pour le championnat du monde, de soirée « brassicole », de spectacle « Zumba », de théâtre, de soirées littéraires, les BBQ et j’en passe...
Que deviendra le P.I.T. dans 20 ans ? Sans doute une Eglise vivante car elle demeure parmi les hommes et les femmes de notre temps, à travers ses valeurs d’amitié, de partage et de vivre ensemble.
Notre ASBL invite tout le monde, croyants et non-croyants, à découvrir un humanisme évangélique, comme si bien décrit dans la mission de notre unité pastorale.
Nous sommes une communauté de solidarité aussi. Nos soutiens financiers ne sont pas négligeables.
Notre aide à Yasa Bonga depuis tant d’années et récemment celle à une famille de réfugiés font de notre assemblée une entité d’action d’entraide aux plus démunis.
Et vous serez dès lors en mesure d’identifier les vraies valeurs de cette communauté très particulière.
Au nom de l’équipe pastorale locale, je vous souhaite déjà la bienvenue à notre fête, ce samedi 22 septembre à partir de 13h00.

Daniel Deschrijvere

Prêts ?

Comme chaque année, le bulletin ne paraîtra pas en août.
Dès lors, à la rentrée, d’emblée le PIT plongera dans les festivités concoctées pour son 50ème anniversaire.
Et l’entame de septembre se limitera donc à peaufiner les derniers ajustements de telle manière que les jours précédant la date fatidique se déroulent dans le calme.
Et permettent ainsi aux organisateurs de profiter, eux aussi, de ces moments exceptionnels à maints égards.
Les articles «En mode 50…» qui, permettez-moi de le rappeler, avaient pour but de coller au plus près de l’histoire de cette communauté déjà atypique tout en s’appuyant sur les premiers numéros du bulletin depuis janvier 1970, année de ses débuts. Les circonstances très particulières qui donnèrent lieu à sa création, combinée avec la volonté inébranlable d’une poignée de chrétiens, y trouvaient un écho fidèle.
Mais aujourd’hui, 50 ans plus tard, quels enseignements pouvons-nous en tirer?
Bien sûr, chacun, selon sa propre implication, apportera la réponse qu’il estime appropriée.
Quant à moi j’y vois, avant tout, un esprit de service inébranlable face aux embûches rencontrées par les pionniers.
Pour les surmonter, les réunions se succédaient, ponctuées d’assemblées générales.
Aujourd’hui dans un monde qui perd la tête n’est-il pas réjouissant de constater que lorsque hommes et femmes retroussent leurs manches pour une juste cause, le résultat immanquablement se présentera au bout du chemin. Cependant, à la lecture des premiers bulletins, une seconde constatation s’impose.
Le maintien de «l’esprit de la tente» reviendra comme une obsession, plus encore une fois la Communauté entrée dans ses murs. Qu’est-ce donc sinon, compte tenu tout à la fois de l’évolution socio-économique que de la désaffection envers le cultuel, que nous y trouvions les ingrédients qui donnèrent naissance, bien plus tard, aux assemblées PITAGORA.
On le voit, Pacem in Terris n’est pas une dame qui prend de l’âge et, petit à petit, ronronne sans évoluer.
La relève est déjà à l’œuvre avec, aux commandes, des nouveaux «Pitagoriens» (pour reprendre le néologisme de Marc Scheerens…). Pacem in Terris a donc de bien beaux jours devant elle!
Parce que le soir du 22 septembre prochain chacun des participants se dira que le PIT a décidément toutes les cartes en mains pour aborder avec confiance la route de son 70ème anniversaire !

Claude Eugène

Stationner au soleil...

Le mois de juin peut nous réserver bien des surprises. Aurons-nous suffisamment de soleil pour embellir nos journées ? Comment allons-nous vivre et nous enthousiasmer pour cette lumière qui nous attend tout au long de ce mois ?
Vais-je essayer de garer ma vie au soleil ou à l’ombre ? S’enthousiasmer pour la lumière, pour l’amour, pour les hommes et pour les bonnes choses.
Etre amical et cordial pour la personne plus faible, pour la personne âgée qui sait son temps de stationnement terminé ; pour le malade, le handicapé, le désabusé, le dupé et les nombreux malheureux qui n’ont pu trouver place au soleil.
Créer des beaux jours pour eux et pour tous les hommes qui m’entourent.
Je sais que mon séjour ici-bas est inexorablement limité, alors je décide de faire de ma vie quelque chose de bien.
Cette vie est comme ma signature sur le sable de la mer.
Un petit coup de vent et tout a disparu. Je vais essayer de me garer au soleil et de ne pas m’enfermer dans un guêpier de querelles de toutes sortes, de soucis et de problèmes qui m’épuisent.
Le mois de juin est un beau mois, en espérant que le soleil soit de la partie...

Daniel Deschrijvere

Trait d’union…

Cet éditorial prend place dans le projet rédactionnel du bulletin mis durant quelques semaines encore  «en mode 50»…
Ne vous étonnez donc pas qu’il sorte un peu de nos habitudes.
Parmi les numéros mensuels jalonnant quelques éclats des dix premières années de l’histoire de Pacem in Terris,
l’une ou l’autre citation, prière ou pensée furent mises en exergue.
Certaines d’entre elles n’ont rien perdu de leur actualité et de leur pertinence. Comme cette prière intitulée «Trait d’union» qui, franchement n’a rien de ringard.
Elle a été publiée dans le bulletin de juillet-août 1972 sans porter de signature ou de mention de son origine.

Dieu, tu es toujours plus grand que nos attentes timides.
Tu accomplis des choses nouvelles, inouïes.
Quand un monde autour de nous s’écroule, tu suscites ta nouvelle création.
Rends-nous attentifs à ton travail en notre temps.
Que nous ne restions pas cramponnés au passé.
Que nous ne te cherchions pas là où tu n’es pas.
Marche devant nous, toi qui es notre avenir.
Fais-nous chercher des voies nouvelles et tenir bon ensemble dans l’insécurité.
Mais donne-nous la certitude qu’aujourd’hui encore ta force est à l’œuvre et que tu renouvelles constamment le monde par le Christ Notre Seigneur.

Dans le cadre de la série «en mode 50».              Claude Eugène

Ressuscitons !

Sommes-nous heureux chaque matin pour le jour nouveau ? Ou avons nous peur de la vie ?
Cela nous pèse-t-il trop ?Nous couchons-nous tous les soirs avec un soupir de soulagement ?
« Dieu merci ! Un jour de fini ! » Peut-être nous ennuyons-nous à mort et tout nous paraît insensé et inutile ?
Peut-être les quatre roues de notre voiture sont-elles devenues les principaux membres de notre corps ;
et l’écran de notre ordinateur nous a-t-il volé toute joyeuse intimité ?
Il est possible que nous ayons sans cesse envie de nous amuser. Et jamais nous ne sommes satisfaits.
Nous ne sommes plus des hommes si sous la pression des mentalités actuelles nous nous sommes laissés réduire
à des êtres qui produisent, gagnent et consomment.
Les fleurs n’éclosent plus pour nous. Les enfants ne jouent plus pour nous. Il n’y a plus de gens qui rient.
Nous sommes morts parce que nous avons laissé mourir l’amour de notre coeur.
Nous cherchons le bonheur là où nous le trouverons jamais : dans les choses sans vie et inutiles qui nous séduisent
mais jamais ne nous rassasient. Réveillons-nous !
Ressuscitons ! Devenons hommes et femmes à nouveau ! Demain le soleil se lèvera et nous n’en verrons rien !
Comment se fait-il que certaines personnes soient grincheuses sous le soleil et d’autres arrivent à chanter sous la pluie ? Comment se fait-il qu’il y ait des personnes qui, dès qu’elles ouvrent leurs yeux,
voient toujours quelque chose de travers ?
Cela vient de ce qu’elles ont une idée faussée du sens de la vie et des choses.
Elles ont besoin de Dieu, non pas comme un être vague et impersonnel quelque part dans le lointain,
mais comme un ami personnel, comme un père, tout proche.
Un contact intime avec Dieu change le regard des hommes sur les choses et tous les matins renouvelle le coeur.
Y croyez-vous ?                 Bonne fête de Pâques !

                        Daniel Deschrijvere

En mode 50... Prélude

Faut-il encore le rappeler car l’événement occupe une place de choix dans vos tablettes?
Alors, pour autant qu’il existât encore un doute à cet égard dans votre esprit, Pacem in Terris fêtera le 22 septembre son cinquantième anniversaire. Avec la convivialité qui nous est coutumière et le grande pompe qui l’est moins…
Avant d’y réfléchir plus avant deux précisions s’imposent, l’une à propos d’un mot couramment utilisé pour nous désigner et l’autre quant à la date choisie qui ne correspond à aucune réalité avérée.
On accole généralement le mot «communauté» en parlant du PIT, ce qui pourrait déranger certains. Il faut savoir qu’il n’a, a priori aucune connotation religieuse.
On pourrait même le considérer comme passe-partout. On désignera ainsi ce qui est commun à plusieurs personnes, comme une «communauté d’idées» et aussi, bien sûr communauté de moines etc…
Et la date, quant à elle, fut décidée pour une raison de calendrier semblant favorable pour plusieurs raisons.
Dans le cas contraire il eut fallu opter soit pour le dimanche 4 février (1968) quand les paroissiens quittèrent l’église de pierre pour suivre la messe célébrée dans une prairie.
Ou encore pour la date légale, soit le 8 mars de la même année qui fut celle de la constitution, devant notaire,
de l’asbl Pacem in Terris… Cela étant précisé, venons-en à cet anniversaire et plus précisément au rôle que l’équipe veut confier au bulletin pour y conduire ses lecteurs.
Les archives apportent à cet égard une aide précieuse et indispensable.
Comme cela fut déjà dit à l’une ou l’autre reprise l’asbl conserve, dans leur ordre chronologique, tous les bulletins, réduits parfois à une simple page, parus depuis les balbutiements de l’origine jusqu’aujourd’hui.
Il s’agit là d’un témoignage de première main complétée par deux fardes de Joseph Van Montagu.
Notre projet est de retracer, à l’aide de ces sources, le cheminement des dix premières années de Pacem in Terris
soit par des éditoriaux soit par des articles dans le corps du bulletin.
Nous arriverions ainsi au numéro de septembre et l’équipe décidera alors d’aller au delà ou non.
Ce n’est pas sans émotion qu’on entreprendra ce voyage. Je crois, en effet, et très humblement compte tenu des limites du signataire, que ce travail de mémoire à l’occasion de ce cinquantenaire n’est que gratitude rendue à ceux
qui nous ont conduits au fil des années d’exode et de galère.
En feuilletant cette histoire qui nous est chère on ne peut manquer de se confondre en admiration devant l’imagination et le courage qui les animaient pour surmonter les obstacles et pièges en tous genres qui se dressaient chaque jour devant eux. Ils ne sont plus très nombreux pour en témoigner.
Et c’est aussi en pensant aux disparus et en leur nom que nous voulons entreprendre ce voyage.
Le temps presse, en effet. Alors à ceux qui nous ont rejoints et à ceux qui viendront il faut parler de notre histoire.
Nos mots leur conforteront dans la certitude qu’ils poussent la porte d’un bâtiment qui tient de lieu de vie à un groupe qui a été bâti sur des bases solides et qui a fait ses preuves en maintes reprises.
Et donc de leur transmettre notre ADN que les anciens appelaient «l’esprit de la tente».
Le projet PITAGORA l’a explicité en développant les différents services offerts: l’accueil, le respect des opinions et l’amitié partagée. La relève par des plus jeunes est déjà en place et s’acquitte à la tâche à la satisfaction générale.
Ils posent ainsi les jalons de la poursuite de la grande et belle aventure de Pacem in Terris.

Claude Eugène

Positivons !

Voilà une remarque que nous entendons de plus en plus souvent dans les médias et autour de nous.
Cette attitude a bien sûr ses détracteurs. A force de positiver, on ne distinguerait plus la réalité.
Tous les spécialistes de la relation l’affirment pourtant : on ne résout pas les problèmes de quelqu’un en insistant sur ses défauts. Il y a des attitudes et des relations qui tuent.
Mettre par contre en avant les qualités et les richesses de quelqu’un l’aide assurément à se construire et à renforcer la confiance en soi. Prendre conscience des milliers de démarches positives accomplies chaque jour dans notre pays et dans le monde nous font rentrer dans un courant constructif et solidaire générateur de développement et de mieux-être pour notre société. Positivons donc !
Peut-être pourrions-nous conjuguer ce slogan à tous les temps pendant la période de Carême, prendre ces petites pilules de jouvence tous les jours pour devenir attentifs aux signes positifs que nous décelons chez celles et ceux que nous rencontrons, pour les révéler à ceux qui ne les voient pas, pour trouver les mots qui encouragent et remettent en route,
en s’habillant de bienveillance et de bonne humeur.
Raisonner et développer une attitude positive peut assurément faire autant de bien qu’une tisane ou un médicament
(sans effets secondaires).
Aborder la vie en étant surtout attentif aux initiatives positives et constructives, en les encourageant et en les faisant connaître donne de l’enthousiasme et du dynamisme. C’est communicatif et source de bonheur !
Voir quelqu’un construire donne confiance en l’avenir et encourage les pessimistes et hésitants à se mettre à l’ouvrage. Nous prendrons bientôt le chemin vers Pâques, chemin d’espérance et de résurrection.
Alors, soyons attentifs aux signes positifs que nous inspire la Parole de Dieu, habitons pleinement ce moment intense et vivifiant pour retrouver l’essentiel dans nos vies, pour bouleverser la routine, rompre le pessimisme ambiant et découvrir autour de nous tout ce qui est facteur de développement de la personne humaine, tout ce qui nous entraîne vers le haut et nous permet de vivre davantage en harmonie avec nous même et avec les autres.
Alors, allons-y, c’est aujourd’hui que tout commence. Prenons la route et découvrons les milliers de signes d’espérance qui nous tendent les bras. Positivons sans modération !

Pol Bréda

Sous le gui. . .

Un livre vient de se refermer pour s’ouvrir aussitôt sur la première page d’un autre.
L’entame d’une année nouvelle s’accompagne inévitablement d’une série d’habitudes, vues souvent comme des convenances, auxquelles il convient de ne pas se soustraire.
Comme les vœux , sincères ou non, flottant dans l’hiver au point d’occulter la lumière qui, insensiblement, gagne du terrain sur la nuit. Le bulletin souhaite s’inscrire de façon positive dans cet air du temps.
Aussi souhaite-t-il à ses lecteurs de contribuer à répandre en 2018 les graines d’une précieuse graminée, qu’à défaut de mieux, on qualifiera de bonheur.
Bien sûr ce projet n’a rien d’exceptionnel tant il ressort de l’évidence.
Quoi de plus normal, en effet, que d’offrir à chacun un témoignage, sous la forme d’échos, de ce qui se vit et se ressent chez nous, à Pacem in Terris. A la regarder de plus près, on constatera que l’affirmation ne relève pas de l’impossible pari. J’en veux pour preuve le numéro de décembre avec les pages dans lesquelles l’unité scoute faisait état, avec enthousiasme, de ses réalisations.
Et aussi, l’émouvante expérience de Sophie, la dernière cheftaine, dans le bénévolat qu’elle exerce dans une unité de soins palliatifs. Toutes ces interventions contribuent à enrichir ceux qui les lisent.
Mais, bien sûr, le bulletin n’a de raison d’exister qu’à l’évidente condition qu’il soit assumé par le plus grand nombre possible, passivement pour les uns qui lui accorderont leur bienveillance, plus activement par d’autres faisant de leur plume un service rendu.
2018 sera chez nous marqué d’une pierre blanche . Le 22 septembre nous fêterons le 50ème anniversaire
de la fondation de notre communauté.
Voici 1/2 siècle, en effet, c’était en février 1968, dans les frimas de l’hiver, un groupe de chrétiens quittèrent le lieu de culte parce que les autorités, tant civiles que religieuses, leur interdisaient d’entendre la messe dans leur langue.
De nombreux sympathisants les accompagnèrent dans ce nouvel exode. L’asbl Pacem in Terris se constitua quelques mois plus tard. Il y a 50 ans l’histoire de ce «chez nous» en devenir restait à écrire.
Bien que les ouvriers n’allaient pas arrêter de prendre les relèves nécessaires au fur et à mesure des besoins,
et ce sera ce jour-là l’occasion de les en remercier, le chantier ouvert alors n’a pas encore connu son épilogue…

Bonne année !                    Claude Eugène

Comme il a changé !

A force d’appeler Dieu de noms abstraits, ramassés dans des vocabulaires de la théologie, on avait fait de Dieu un vieillard ennuyeux qui n’avait qu’un triangle et un oeil pour tout visage.
( Je m’en souviens encore, j’étais l’hôte d’une famille flamande et ce cadre se trouvait dans une des chambres au-dessus d’un grand lit.) Et voici que Dieu est un enfant!
C’est dire que d’un seul coup Dieu est plus jeune que nous! Le voilà!
Il n’est plus derrière nous dans les souvenirs mais devant! Il n’est plus besoin de le sortir de l’oubli de la nuit des temps:
Il nous précède. Il est le nom de notre avenir.
Tout enfant est toujours un inconnu. S’il est nouveau-né, c’est qu’il n’a pas fini de nous surprendre.
S’il est un enfant, c’est qu’il est vivant. c’est qu’il est quelqu’un. On ne définit pas quelqu’un : on le rencontre.
Ma grand-mère disait de moi chaque fois qu’elle me retrouvait : «comme il a changé!»
Donnons du sens au temps de l’Avent, ce temps de l’attente de l’adventus, «celui qui doit venir».
C’est aussi un temps de conversion où les croyants sont appelés à la suite de Jean-Baptiste à «préparer les chemins du Seigneur». Préparons-nous à recevoir ce nouveau visage, celui du Tout Autre et celui de la rencontre.

Daniel Deschrijvere

Un enfant bientôt ... Depuis bientôt neuf mois, l’enfant attend, caché au creux du ventre de sa mère. Depuis neuf mois, il se nourrit de sa chaleur et de sa tendresse. Il sent vibrer ses moindres paroles. Depuis bientôt neuf mois, il attend d’être prêt pour naître. Il ne sait pas encore que beaucoup l’attendent qu’ils se nourriront de sa chaleur et de sa tendresse.
Qu’ils écouteront ses moindres paroles. Il ne sait pas encore que beaucoup sont prêts pour naître avec lui à la vie de Dieu. Cet enfant, bientôt, on l’appellera Jésu
s.

Benoît Marchon (Poèmes pour prier, Ed. Bayard, 1987)