Saisons de la vie

On se demande bien souvent dans quelle saison sommes-
nous ?
Nous avons nos saisons et nos humeurs qui nous accompagnent.
Le rythme de la vie ne passe pas obligatoirement de l’un à l’autre, du jaillissement ébouriffé du printemps aux brûlures de l’été, les derniers flamboiements de l’automne aux ternissements de l’hiver...
Il arrive que le rythme s’accélère et tourne au carrefour fou.
Les saisons se mélangent, et depuis le réchauffement de la planète, il n’y a plus de saisons.
(Nos jeunes en sont bien conscients !)
C’est un embrouillamini de sensations et de couleurs, c’est le toboggan des saisons et on ne sait plus bien où est le
commencement et la fin de quoi. C’est la couleur de la vie. A chaque saison, sa prière ...


      Daniel Deschrijvere


« Il n’est pas facile d’atteindre le ciel sauf si le ciel vient en moi.
Le ciel doit commencer sur terre, partout où les hommes sont amis et où de main en main la bonté est transmise.
Cependant, chaque ciel connaît ses nuages.
Vivre est une aventure passionnante, avec le Très Haut et avec les hommes, dans un monde de lumière et de
ténèbres. »


      Phil Bosmans

 

 

Le carême ?
Bien plus que « faire des efforts pour mériter » !

Après son baptême, Jésus fut poussé au désert par l’Esprit. Il y jeûna pendant 40 jours...

40 jours pour se laisser habiter par la parole du Père : « tu es mon enfant bien-aimé »,
40 jours pour se demander de quoi il avait faim,
40 jours pour laisser l’Esprit l’aider à prendre des options, à décider ce qu’il ferait de sa vie,
40 jours pour se laisser habiter de la force du Dieu auquel il croyait,
40 jours pour finalement être prêt à affronter la tentation.

A partir de ce moment, il n’a eu de cesse de guérir, écouter, donner vie, annoncer, partager, appeler tout en restant en lien avec son Père par la prière.

Et si cette expérience de Jésus pouvait être la nôtre...

Pendant ces 40 jours de carême, nous pourrions faire le vide de tout ce qui est inutile, de tout ce qui empêche notre relation à Dieu : où est l’essentiel ?

Laissons-nous aimer, laissons l’Esprit nous habiter, et n’ayons pas peur de mettre nos pas dans ceux du Seigneur. Oui, le chemin passe par la croix mais il est passage vers la Vie !
                
Josiane Buxin

 

 

 

Fais leur construire une tour et tu les transformeras
en frères...


Saint-Exupéry,
«Citadelle»

Merci !

Il y a un temps pour tout. Un temps pour agir et un temps pour remercier.
Cette période de fin d’année est assurément toute indiquée pour dire merci à vous tous, à chacune et à chacun de vous de notre communauté de Pacem in Terris, vous qui portez cette communauté depuis tant de temps ou depuis quelques années, vous qui en avez beaucoup reçu, mais aussi beaucoup apporté.
Vous qui apportez votre soutien d’une manière ou d’une autre, dans la discrétion ou au grand jour ; qui donnez sans compter ou selon vos possibilités, acteurs des nombreuses activités qui s’y déploient.
Merci d’être attaché activement à notre communauté et de constituer le ferment de tant de contacts, de rencontres, de services, d’activités, de fêtes et de célébrations eucharistiques.
En cette période de Noël où nous célébrons la naissance du Christ dans la prière et la joie, l’équipe pastorale d’unité vous remercie et vous souhaite de tout cœur un joyeux Noël !
Tous nos vœux de bonheur, de santé et de bien-être pour la nouvelle année !

Pol Bréda

Votre Bulletin, Votre «Pitblad»

Il y a quelques semaines nous fêtions nos 50 ans d’existence : heureux de se retrouver, heureux du parcours accompli, heureux d’avoir encore un avenir devant nous.
Pendant tout ce parcours de 50 ans, le bulletin a voyagé à nos côtés.
Les derniers mois Claude nous a fait parcourir en mode 50 les bulletins des 10 premières années de l’existence de PIT. Aujourd’hui le bulletin est toujours là. Actuellement le bulletin nouvelle version est imprimé à 120 exemplaires par mois et sa lecture sur Internet totalise 200 lecteurs, il y a donc une demande et un intérêt ?
Mais force est néanmoins de constater que notre survie devient problématique, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais ce sont bien quelques « plumes ».
Faute de quelques bonnes volontés rédactionnelles, occasionnelles mais régulières, devrons nous déclarer forfait ?
Ce ne sont pas des écrivains à temps plein que nous cherchons mais bien quelques auteurs, écrivains, scribouillards, poètes et j’en passe. Votre appui même occasionnel serait merveilleux : osez faire le pas, lancez-vous, vous ne serez pas ridicules, vous rendrez heureux nombre de personnes attachées à PIT et qui souhaitent savoir ce qui s’y passe, voir comment nous continuons à exister.
Vraiment à partir de maintenant l’avenir du Pitblad est entre vos mains.

Gilbert Amerlynck

Notre bâton de pèlerin

Nous pouvons dorénavant le voir tous les dimanches, accroché au mur blanc de la chapelle, juste en dessous de la sculpture du Christ libéré de sa croix, ouvrant les bras comme un appel à aimer et partager.
Ce bâton est arrivé là depuis peu. Nous nous souviendrons longtemps de cette liturgie de transmission du bâton de marche entre Ignace, Donald, Josiane et Sami lors de la fête des 50 ans de Pacem in Terris, moment fort, reflet de l’histoire de notre communauté et de notre volonté de poursuivre notre vie communautaire sous le regard de Jésus.
Il est magnifique et inspirant ce bâton de pèlerinage. Il vient illustrer en quelque sorte l’engagement de foi de notre communauté. Contempler et prier le Christ libérateur et nous mettre ensuite en route sur les chemins de ce monde,
n’est-ce pas là toute notre vocation.
Marcher sur les pas de Jésus, le suivre et répandre la Bonne Nouvelle.
Oui, ce bâton est bien le signe de notre foi qui nous donne force et soutien sur le chemin où le Seigneur nous conduit.
Il est en même temps le symbole du chemin parcouru par notre communauté tout au long de ces années.
Il évoque aussi cette espérance profonde en notre avenir, ancrée dans la fidélité de l’amour de Dieu pour son peuple.
Ce bâton est aussi tout simplement une invitation à marcher concrètement.
Marcher peut en effet être salvateur sur le plan spirituel et corporel.
Lorsque nous marchons et pèlerinons, nous nous rendons plus disponibles, nous nous dépouillons et nous nous reconnectons à l’essentiel. Nous sommes plus ouverts à la rencontre, au partage, à la fraternité.
La marche peut être un lieu de rencontre privilégié avec Dieu. Et puis, début décembre, nous rentrerons en Avent.
Chacune et chacun de nous sera invité à joindre le geste à la prière, à prendre son bâton de marche et à se mettre en route pour être semeur de paix et de justice, pour exprimer sa solidarité, notamment en soutenant les projets de
Vivre Ensemble.
Prenons le temps de méditer chaque dimanche devant le Christ qui nous appelle à vivre notre foi au quotidien, à prendre le bâton déposé à ses pieds, prêt à être utilisé généreusement pour rendre notre terre plus humaine et fraternelle.

Pol Bréda

C’est merveilleux le Pit !

L’ASBL représentée ici par son CA, voudrait par ces quelques lignes VOUS remercier pour votre enthousiasme,
votre gaieté, votre bonne humeur, pour le plaisir visible des retrouvailles que vous avez montré.
VOUS avez fait de cette journée du 22 septembre 2018, fête de nos 50 ans d’existence, une réussite incomparable.
Et soyez en sûrs : c’est grâce à VOUS, les 260 personnes qui avez répondu présents à cette invitation, que cela a été possible.
Le plaisir de se retrouver, les sourires et l’émotion étaient visibles sur tous les visages et témoignaient votre joie d’être parmi nous. Nous ne pouvons oublier dans ces remerciements tous ceux qui se sont investis pour organiser les différentes représentations et présenter ce spectacle fabuleux qui nous a été offert.
Nous voulons aussi remercier tous les travailleurs de l’ombre, les scoutes et les scouts, toutes les petites mains qui ont rendus possible l’organisation de cette belle fête.
Samedi matin, pas moins de 15 à 20 personnes fourmillaient au rez-de-chaussée pour terminer les derniers préparatifs. Merci à tous ces travailleurs de l’ombre qui ont fait de cette journée une réussite.
Notre avenir est là, devant nous, sachons saisir notre chance.

Pour le CA Gilbert Amerlynck, Président, Pitagorien

Pacem In Terris, une communauté d’ouverture

Aujourd’hui notre communauté, qui fêtera ce mois-ci ses 50 ans d’existence, est dotée d’une véritable énergie, où les différentes générations peuvent se brasser à travers de multiples activités.
Que ce soit lors d’organisations de repas festifs, de projections sur grand écran de « football » pour le championnat du monde, de soirée « brassicole », de spectacle « Zumba », de théâtre, de soirées littéraires, les BBQ et j’en passe...
Que deviendra le P.I.T. dans 20 ans ? Sans doute une Eglise vivante car elle demeure parmi les hommes et les femmes de notre temps, à travers ses valeurs d’amitié, de partage et de vivre ensemble.
Notre ASBL invite tout le monde, croyants et non-croyants, à découvrir un humanisme évangélique, comme si bien décrit dans la mission de notre unité pastorale.
Nous sommes une communauté de solidarité aussi. Nos soutiens financiers ne sont pas négligeables.
Notre aide à Yasa Bonga depuis tant d’années et récemment celle à une famille de réfugiés font de notre assemblée une entité d’action d’entraide aux plus démunis.
Et vous serez dès lors en mesure d’identifier les vraies valeurs de cette communauté très particulière.
Au nom de l’équipe pastorale locale, je vous souhaite déjà la bienvenue à notre fête, ce samedi 22 septembre à partir de 13h00.

Daniel Deschrijvere

Prêts ?

Comme chaque année, le bulletin ne paraîtra pas en août.
Dès lors, à la rentrée, d’emblée le PIT plongera dans les festivités concoctées pour son 50ème anniversaire.
Et l’entame de septembre se limitera donc à peaufiner les derniers ajustements de telle manière que les jours précédant la date fatidique se déroulent dans le calme.
Et permettent ainsi aux organisateurs de profiter, eux aussi, de ces moments exceptionnels à maints égards.
Les articles «En mode 50…» qui, permettez-moi de le rappeler, avaient pour but de coller au plus près de l’histoire de cette communauté déjà atypique tout en s’appuyant sur les premiers numéros du bulletin depuis janvier 1970, année de ses débuts. Les circonstances très particulières qui donnèrent lieu à sa création, combinée avec la volonté inébranlable d’une poignée de chrétiens, y trouvaient un écho fidèle.
Mais aujourd’hui, 50 ans plus tard, quels enseignements pouvons-nous en tirer?
Bien sûr, chacun, selon sa propre implication, apportera la réponse qu’il estime appropriée.
Quant à moi j’y vois, avant tout, un esprit de service inébranlable face aux embûches rencontrées par les pionniers.
Pour les surmonter, les réunions se succédaient, ponctuées d’assemblées générales.
Aujourd’hui dans un monde qui perd la tête n’est-il pas réjouissant de constater que lorsque hommes et femmes retroussent leurs manches pour une juste cause, le résultat immanquablement se présentera au bout du chemin. Cependant, à la lecture des premiers bulletins, une seconde constatation s’impose.
Le maintien de «l’esprit de la tente» reviendra comme une obsession, plus encore une fois la Communauté entrée dans ses murs. Qu’est-ce donc sinon, compte tenu tout à la fois de l’évolution socio-économique que de la désaffection envers le cultuel, que nous y trouvions les ingrédients qui donnèrent naissance, bien plus tard, aux assemblées PITAGORA.
On le voit, Pacem in Terris n’est pas une dame qui prend de l’âge et, petit à petit, ronronne sans évoluer.
La relève est déjà à l’œuvre avec, aux commandes, des nouveaux «Pitagoriens» (pour reprendre le néologisme de Marc Scheerens…). Pacem in Terris a donc de bien beaux jours devant elle!
Parce que le soir du 22 septembre prochain chacun des participants se dira que le PIT a décidément toutes les cartes en mains pour aborder avec confiance la route de son 70ème anniversaire !

Claude Eugène

Stationner au soleil...

Le mois de juin peut nous réserver bien des surprises. Aurons-nous suffisamment de soleil pour embellir nos journées ? Comment allons-nous vivre et nous enthousiasmer pour cette lumière qui nous attend tout au long de ce mois ?
Vais-je essayer de garer ma vie au soleil ou à l’ombre ? S’enthousiasmer pour la lumière, pour l’amour, pour les hommes et pour les bonnes choses.
Etre amical et cordial pour la personne plus faible, pour la personne âgée qui sait son temps de stationnement terminé ; pour le malade, le handicapé, le désabusé, le dupé et les nombreux malheureux qui n’ont pu trouver place au soleil.
Créer des beaux jours pour eux et pour tous les hommes qui m’entourent.
Je sais que mon séjour ici-bas est inexorablement limité, alors je décide de faire de ma vie quelque chose de bien.
Cette vie est comme ma signature sur le sable de la mer.
Un petit coup de vent et tout a disparu. Je vais essayer de me garer au soleil et de ne pas m’enfermer dans un guêpier de querelles de toutes sortes, de soucis et de problèmes qui m’épuisent.
Le mois de juin est un beau mois, en espérant que le soleil soit de la partie...

Daniel Deschrijvere

Trait d’union…

Cet éditorial prend place dans le projet rédactionnel du bulletin mis durant quelques semaines encore  «en mode 50»…
Ne vous étonnez donc pas qu’il sorte un peu de nos habitudes.
Parmi les numéros mensuels jalonnant quelques éclats des dix premières années de l’histoire de Pacem in Terris,
l’une ou l’autre citation, prière ou pensée furent mises en exergue.
Certaines d’entre elles n’ont rien perdu de leur actualité et de leur pertinence. Comme cette prière intitulée «Trait d’union» qui, franchement n’a rien de ringard.
Elle a été publiée dans le bulletin de juillet-août 1972 sans porter de signature ou de mention de son origine.

Dieu, tu es toujours plus grand que nos attentes timides.
Tu accomplis des choses nouvelles, inouïes.
Quand un monde autour de nous s’écroule, tu suscites ta nouvelle création.
Rends-nous attentifs à ton travail en notre temps.
Que nous ne restions pas cramponnés au passé.
Que nous ne te cherchions pas là où tu n’es pas.
Marche devant nous, toi qui es notre avenir.
Fais-nous chercher des voies nouvelles et tenir bon ensemble dans l’insécurité.
Mais donne-nous la certitude qu’aujourd’hui encore ta force est à l’œuvre et que tu renouvelles constamment le monde par le Christ Notre Seigneur.

Dans le cadre de la série «en mode 50».              Claude Eugène